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ROYAL WEDDING | Fred Astaire | Jane Powell | Full Length Musical Comedy Movie | English | HD | 720p

November 2, 2019


Mariage royal Ma vie est d’un ennui royal. Tout m’est bien égal. Je n’attends, encore et toujours qu’un seul instant, la fin du jour. Peu m’importe le soleil ou la pluie. J’entends à peine
ce qu’on me dit. Où est donc ma Dulcinée ? Ma douce, ma bien-aimée Tous les soirs à sept heures tu apparais pour mon bonheur ! Je sors enfin de mon malheur à sept heures, chaque soir. Tu reviens comme un espoir. Ma chère, quelle joie de te revoir. En deux ou trois mouvements tu fais renaître le beau temps. Je te vois et mon cœur bondit. Suis-je au Paradis ? Chaque soir à sept heures j’oublie tous mes malheurs. De ta beauté
je veux cueillir la fleur. Chaque soir à sept heures j’oublie tous mes malheurs. De ta beauté je veux cueillir la fleur. Tu n’as pas été très brillante. J’ai failli te rattraper. Le public avait l’air satisfait. A New York l’été est si chaud.
Vivement la dernière, demain ! Pas de climatisation ! M.Hiller a dû la couper
par économie. Eponge-moi le visage
s’il te plaît. – Hiller ?
– Le gérant. Tu joues dans ce théâtre
depuis un an et demi ! Le nabot
qui nous pince les fesses ? C’est ton problème sœurette. Que M.Hiller garde
sa climatisation ! Là où il va
il en aura besoin. Quelle chaleur !
Si je dois rejouer un roi ce sera un de ces Asiatiques
légèrement vêtus. Tu es pressée ? – Pete !
– Bonsoir Ellen. Je suis en retard.
Tu connais mon frère, Tom. – Je ne crois pas.
– Comment allez-vous ? Très bien, merci. Je me dépêche.
Tu sens bon le frais. Faites comme chez vous.
Asseyez-vous. – C’était comment monsieur ?
– Chaud. – Votre agent est passé.
– lrving ? A cette heure tardive ? Il m’a dit que vous deviez
impérativement le rejoindre au McGuffy’s Bar
juste après le spectacle. Ellen, lrving veut nous voir
chez McGuffy’s. Bien, Pete est beau garçon, non ?
Il vient du Sud. Non, sans blague !
Je ne l’aurais jamais deviné ! Il a une grande plantation
de tabac en Virginie. Je le connais depuis deux jours
et j’en suis folle. C’est tout ? C’est tout. Miss Ellen a l’air très amoureuse. Encore une de ses toquades… Et maintenant
les noces royales à Londres. La capitale britannique
se prépare pour l’événement avec plusieurs semaines d’avance. La robe de la mariée est
le secret le mieux gardé du pays. La princesse la découvrira
ce week-end. Pendant ce temps un orage
tropical approche de la Floride… – Je peux parler ?
– Oui monsieur. J’ai dansé à Trafalgar Square
pour le mariage de son grand-père. J’aimerais tant y aller !
Pas vous ? J’adore les mariages,
surtout ceux des autres. Les hommes mariés vivent
plus vieux que les célibataires ! Et rêvent d’enterrer leur femme
pour redevenir célibataires. Vous n’avez jamais pensé
au mariage ? Une fois, la belle a changé d’avis
au dernier moment. Je lui en suis éternellement
redevable. Je me demande ce que veut Irving… Tu as des muscles d’acier ! Ce n’est rien, dans le tabac
on devient costaud. – Ah oui ?
– En ramassant de l’argent. Ce n’était pas si drôle. Bonsoir Eddie. Le seul portier
qui ne s’appelle pas Papy. Bonsoir Bill. Salut lrv. Je n’ai pas pu t’attendre
en coulisses, une vraie étuve ! – Et le spectacle ?
– Le premier acte… Comment ça va ma jolie ?
Tu es superbe ! N’est-ce pas ? J’ai une bonne nouvelle. Voilà Pete Cumberly. – C’est un grand plaisir monsieur.
– Trop aimable. – Qui c’est ?
– Un ami. – Un Tom Collins.
– Deux. – Je te le donne ?
– Quoi ? Mon frère Edgar
m’a appelé de Londres. Il dirige notre bureau local. Le Mayfair Theatre veut monter
le spectacle à Londres. Mais vite ! Pour le mariage. – Le mariage royal !
– Sensass ! Mon trésor, tu vas me quitter ? Oui Pete.
On commence quand ? Bientôt, il faut auditionner
les artistes anglais. – Et le voyage ?
– Un bateau part lundi en huit. – Lequel ?
– C’est un paquebot français ! Fais-moi confiance. Alors dans dix jours
il faudra se séparer. Je suis si heureuse. – Ellen !
– Bonsoir Dick. Je t’attendais en coulisses.
Désolé. – Qui c’est ?
– Finis ton verre Pete. Tu es au courant ?
On va en Angleterre pour le mariage. – Qu’est-ce que vous faites ici ?
– Comment ça ? J’exige une réponse ! Allez vendre vos journaux ! – C’est insultant !
– Qu’est-ce qui vous prend ? C’est très embarrassant.
J’avais oublié Dick. – Il faut faire les valises.
– Je dois acheter des robes. La troupe vous rejoindra plus tard. – Qu’est-ce qu’ils vont porter ?
– Je n’en sais rien. On vous doit combien ? Gardez la monnaie. Je te rejoins sur le pont. D’accord petite sœur. Il est temps de se quitter.
Merci d’être venu. C’est dur
après ce qu’on a vécu. On a passé
trois jours formidables. Mais je reviendrai.
Il faut que je file. Je peux t’accompagner ? Il ne vaut mieux pas.
Tu comprends ? Non. C’est mieux comme ça. – Tu m’écriras ?
– Compte sur moi, au revoir. Tu me manqueras Linda. Ces quelques semaines ont été
les plus passionnantes de ma vie. Pour moi aussi. – Pete !
– Ellen, ma chérie. – Je croyais m’être trompé de pont.
– Le temps presse. Vraiment ?
J’ai tant de choses à te dire. – Tu vas partir…
– Je sais Pete, et alors ? Et tout à coup je me rends compte
à quel point je tiens à toi. Alors, je pensais que…
Ellen chérie… Les visiteurs descendent ! – Descends Pete, au revoir.
– Mais… Ecris-moi ce que tu voulais
me dire, au revoir ! Barbara,
ces quelques semaines ont été les plus passionnantes de ma vie. Tu vas me manquer John. Vous ferez un tabac ! Edgar vous accueillera à l’hôtel
pour répondre à vos besoins. – Salut lrv.
– Au revoir. – A qui vous faites signe ?
– La fille là-bas. – C’est ma fiancée !
– Tu parles ! Je parie deux contre un
sur ton Sudiste. Quelle journée magnifique ! N’est-ce pas ? On ne connaît personne,
on va pouvoir s’amuser ensemble. Bonjour. Je ne le connais pas Tom. C’est la vérité. J’ai une lettre à écrire. N’oublie pas notre répétition. Deux heures au gymnase. – J’y serai.
– Sois à l’heure. Bonjour. Il y a du papier carbone
dans le tiroir. Je n’ai rien à écrire, j’attends
juste l’occasion de me présenter. Je m’appelle Brindale.
Lord John Brindale, et vous ? Duchesse Agatha Bowen. C’est quoi votre vrai nom ?
Voyons… EB ?
‘E’ comme Ethel ? J’y suis, Bowen ! Ellen Bowen, bien sûr ! Gagné. Quel idiot !
J’aurais dû le savoir. Je n’ai vu votre spectacle
que récemment, pardonnez moi. Ce n’est rien,
je sais que vous êtes très occupé. Je peux expliquer les deux scènes
dont vous avez été témoin hier. Vraiment ? Je vous écoute. Ce sont deux filles adorables,
voyez-vous… Si amoureuses de moi que je ne veux négliger
ni l’une ni l’autre. Pour être gentil il faut être
un très bon menteur. Pourquoi vous me suiviez ? Moi ?
Je ne vous suivais pas du tout ! Je disais au revoir à quelques… – Connaissances ?
– Oui. Ça vous arrive souvent ? – Tout le temps, et vous ?
– Sans arrêt. On est tous les deux
trop gentils. J’ai besoin de timbres.
Vous habitez New York ? Non, j’y étais pour affaires.
Je rentre chez moi pour le mariage. Le mariage royal ? Vous y êtes convié ? Oui, j’escorte une demoiselle. – Alors vous êtes un vrai lord ?
– Je le crains. Jamais rencontré de gens titrés ? Joe Louis, le boxeur. Je suis ravi d’être tombé
sur Ellen Bowen. Parce que celui qui vous accompagne
est votre frère, pas votre mari. Vous savez ce que j’ai fait
hier soir ? J’ai découvert que vous étiez
la plus jolie fille à bord. Je me disais : ”Quel dommage”
qu’elle soit mariée, la situation va être
”très embarrassante.” Maintenant il n’y a plus rien
d’embarrassant. – Merci de nous prêter la salle.
– De rien. Si vous voyez ma sœur
dites-lui que je l’attends. – J’aime votre navire.
– Merci. J’ai un service à vous demander. Nous donnons un gala de charité
en faveur des marins. Votre sœur et vous-même,
vous accepteriez de danser ? Avec plaisir. Un seul numéro suffira.
Je ne veux pas… Aucun problème. Je sais que je vous force la main
mais… Nous danserons pour vous
avec grand plaisir. A croire qu’il voulait
que je refuse ! Merci d’être venue
à la répétition ! John, je te présente mon frère,
Tom. – Je viens de rencontrer John.
– Je vois. – Un vrai lord !
– Quelle importance ? Télégramme pour Miss Bowen. Merci.
Excusez-moi. C’est un mot de Pete ! Il a un bleu au cœur
et un œil au beurre noir. Oublions Pete pour l’instant. Le temps se gâte. M.Bowen,
voulez-vous danser maintenant sans attendre 22 heures 30 ?
Le temps est menaçant. Vous pensez
qu’il y aura du roulis ? On s’en accommodera. Merci. Il faut que je me change. Ouvre les yeux sur ce ciel de saphir qui nous attire, nous invite tous les deux. Il suffit d’ouvrir les yeux. Ouvre les yeux. Un tapis de Jade nous entoure comme une ode à l’amour, il est fait pour nous deux. Il suffit d’ouvrir les yeux. Laisse-moi te montrer le chemin. Laisse-moi t’emmener visiter ce monde fabuleux. Seuls, comme deux amoureux. Ouvre les yeux et tu verras. La nuit nous sourira comme un bonheur, une trêve. Un court instant de rêve. ”On s’en accommodera !”
Et maintenant ? – Garde l’équilibre.
– Bien sûr ! Désolé. Excusez-nous. – C’est formidable, non ?
– Tout à fait. Oui, bien sûr…
Montez. Chambres 211, 212 et 214. – C’était qui ?
– Edgar, le frère d’lrving. Je suis si heureuse Tommy ! Je me demande
ce que fait la princesse. Appelle-la et demande-lui. Qu’est-ce que je ferais
un mois avant mon mariage ? Tu ferais tout pour y échapper. – Tu crois ?
– J’en suis sûr. Et moi aussi. Bonjour. Edgar Klinger. – Je ne savais pas…
– Qu’on était jumeaux ? lrving aurait dû vous le dire.
Quel embrouille ! – Je peux entrer ?
– Bien sûr. Désolé. – Enchanté.
– Enfin je vous rencontre ! – C’est stupéfiant !
– N’est-ce pas ? Les chambres vous conviennent ? Un miracle
que vous les ayez trouvées. En effet. Avec le mariage
c’est un peu la ruée. Mais j’ai mes entrées… – Et le théâtre ?
– Tout marche à merveille. On auditionne les danseuses
cet après-midi. Bonjour Johnny. Une conquête d’Ellen, John Brindale.
Vous connaissez ? Une très vieille famille. On dit que John
est un coureur de jupons. Il n’a pas eu à courir,
Ellen l’attendait de pied ferme. Cet après-midi ? On auditionne
toute la journée. Un instant. Tu as besoin de moi ? John veut
me montrer sa maison de campagne. Tu n’es pas curieuse de voir
avec qui tu vas travailler ? Je ne remarque jamais que toi. Rentre pour le dîner. Pas de soirées avant la première. Tu rentrerais à 4 heures du matin
et tu serais épuisée le lendemain. Oui papa.
Tout est arrangé. Tu passes me prendre
à quelle heure ? Je serai prête. On y va ? – Sois là à 7 heures.
– C’est promis ! En cas de besoin
n’hésitez pas à m’appeler. Après vous. Comment va la vie
dans les colonies ces temps-ci ? Bien. Ces vêtements sont superbes. – La cravate est amusante.
– Oui. Vous avez du feu ? Merci. Vous utilisez
de la lotion après-rasage ? Tous les jours. Pardon. Je vous ai prise pour lui. Comme c’est étrange.
Merci. Je dois filer.
Vous trouverez le théâtre ? – Bien sûr.
– A plus tard. Re-bonjour. – Arrêtez de me suivre.
– De vous suivre ? Je ne me sens pas flattée. Charles Gordon, votre régisseur. – Enchanté.
– Tout est prêt monsieur. La fille en vert
qui change de chaussures… Commençons par elle.
Chacune me montrera quelques pas. – Votre nom ?
– Ann Ashmond. Vous voulez bien commencer ? Miss Ashmond. – On fait un petit essai ?
– Mon Dieu ! – Vous ne savez pas danser ?
– Plus maintenant. Essayons quelque chose de facile
pour commencer. Musique ! Si vous aviez vu votre mine ! – Ah oui ?
– Comme si j’étais dentiste. – Vous dansez bien.
– Merci. – Vous ferez l’affaire.
– Vraiment ? Bien sûr. C’est gentil à vous
de ne pas m’en vouloir. – Je vous en veux un peu.
– Qu’est-ce que je peux faire ? – Dîner avec moi un soir.
– Avec joie. – Pourquoi pas ce soir ?
– Je ne sais pas… Elle fera l’affaire. Je passe
vous prendre à 8 heures. Suivante ! – C’est encore loin ?
– On y est presque. Comme tu es belle ! Je sais.
Qu’est-ce que tu vas chercher là-bas ? Le cadeau de mariage. On a presque tout vendu
sauf un service en porcelaine de chine… qu’on me réservait
pour mon mariage. Mais il y a peu de chances
que je me marie. Pourquoi peu de chances ? Je ne sais pas… Il faut déjà s’apprécier soi-même
avant de vivre à deux. Tu sais bien comme je suis. Nous y sommes. John, c’est magnifique ! Ça l’était. Le service doit être par ici. C’est un parquet idéal
pour danser. La maison est vide depuis quand ? Cinq ans. Personne ne peut plus
se permettre de vivre ici. Ça doit te manquer terriblement. Non, plus maintenant. Mais c’est un endroit unique. – Tu dois rentrer à quelle heure ?
– Sept heures. J’aimerais que tu dînes avec moi.
Après je serai trop occupé. Il y aura des réceptions
tous les soirs. C’est possible ? Je ne sais pas, tu connais Tom. – Tâche de te libérer.
– J’essaierai. Bonsoir.
Tu vois, je rentre à l’heure. – Et cette promenade ?
– Sublime. – Et tes danseuses ?
– La routine. Tu veux faire quoi ce soir ? Je pensais sauter le dîner
et aller me coucher directement. – Ça t’ennuie ?
– Non, bonne idée. L’air de la campagne m’a saoulée. – Tu es sûre ?
– Certaine ! En fait je crois
que je vais me coucher aussi. Bonne idée.
J’ai eu une rude journée. – Bonne nuit.
– Bonne nuit, fais de beaux rêves. Un taxi je vous prie. Taxi ! – Encore un peu de café ?
– Merci. Ellen et moi on a roulé
notre bosse. – Vous aimez danser ?
– Oh oui. C’est exigeant mais c’est un plaisir. Pourquoi vous êtes danseuse ? – Pour une raison idiote.
– A quel point ? A onze ans je me suis entichée
d’un garçon bien plus âgé. – Il avait douze ans ?
– Treize. Il s’appelait Alonzo et j’étais si heureuse
que je ne pensais qu’à danser. Je croyais que si je dansais
en étant heureuse je serais heureuse en dansant.
C’est idiot, non ? Assez, oui. J’étais tellement amoureuse qu’en fermant les yeux
je dansais partout, même sur les murs et au plafond. Si c’est vrai je vous trouverai
un contrat en or. Vous désirez autre chose ? Allons-y. Inutile de me raccompagner. J’habite loin. Et le vendredi
je passe voir mon père. J’aimerais le connaître.
Taxi ! – C’est où ?
– 150 Mitchell St. Mitchell Sreet s’il vous plaît. Bien monsieur le gouverneur. – Un instant.
– Bien monsieur le gouverneur. C’est le pub de mon père. J’espère qu’il sera courtois.
Il est invivable. Mes parents sont séparés,
je viens chercher l’argent pour ma mère. – Pourquoi elle ne vient pas ?
– Ils ne se parlent plus. Alors je lui dis
”Dès que tu as bu quatre godets tu deviens un enquiquineur.” ”Chaque fois que tu tombes
ton menton esquinte mon bar.” ”Alors dorénavant…” Annie ! Ma petite fille !
Comment tu vas ? Tom, voilà mon père.
Papa, voilà Tom Bowen. – M.Ashmond.
– Enchanté. Au couple royal ! Bowen ? Je connaissais
un Willy Bowen. Le bon vieux Willy. Il a fini par épouser
Gladys Hocksley. Tu n’as pas connu Gladys. Ils étaient heureux. Un soir Willy l’a poussée par la fenêtre.
On ne sait pas pourquoi. A mon avis ils s’étaient disputés. Aucun lien de parenté je suppose. – Aucun parent dans ce pays.
– Ce pays ? – Je viens d’Amérique.
– Sortez de mon pub ! Sortez d’ici.
Je ne parle pas aux Américains. Tu oses m’amener un autre Yankee !
Dehors ! Quel est le problème ? Vous me devez de l’argent ! Un de vos foutus soldats me doit
2 livres et 10 shillings. Il a filé sans payer.
Pas question que je vous serve. – Ça suffit !
– Au couple royal ! Au nom de l’amitié
anglo-américaine… – Je règle la note.
– Non Tom. C’est combien ?
Deux livres et dix shillings. – Tenez monsieur.
– Voilà un gentleman. Pas comme l’autre Yankee
que tu aimes tant. Ajoute 10 shillings,
je donnerai le tout à maman. Elle va enfin me dire
quand on va au palais ? Trois livres. On a envoyé un petit quelque chose
à leurs altesses. Il paraît que ça nous autorise
à aller admirer les cadeaux. – Jolie coutume.
– Trois livres Jamie. Tiens, les voilà. Tu comptes ?
Tu n’as pas confiance ? Elle est comme sa mère. Il manque 5 shillings. C’est ce qu’on peut appeler
une faute typographique. Tiens. Merci. Partons.
Bonsoir Jamie. – Bonsoir chérie.
– Bonsoir l’ami. Au couple royal ! Ma mère ne dort pas. Depuis sa séparation elle ne dort
jamais avant mon retour. Allons respirer
un peu de brouillard. Qui est ce Yankee
que vous aimez tant ? Hal Rayton, c’est mon fiancé. – Ça n’a pas l’air de vous réjouir.
– Oh si ! – C’est un secret ?
– Non. C’est ridicule, il est à Chicago. – lllinois ?
– Il vit là-bas. – Et vous ici ?
– Oui. Ne changez rien après le mariage
et vous serez heureuse. – Vous l’avez revu quand ?
– Il y a deux ans. Deux ans ! Vous l’aimez toujours ? Je ne me pose pas la question. Il vous écrit souvent ? Habituellement, oui. Je n’ai pas de nouvelles depuis
deux mois, il doit être occupé. Je lui ai écrit pour lui demander
de venir à la première. Vous avez des projets ensemble
j’imagine. Vous le rejoignez, il vient ?
Vous avez rendez-vous à mi-parcours ? Il est employé au grand magasin
Ogilvy à Chicago. Dès qu’un de nous deux aura
assez d’argent pour le voyage, on se mariera. C’est très bien. – Ça ne vous ennuie pas ?
– Quoi ? Que je me marie. Je me suis beaucoup amusée
avec vous. Moi aussi.
Non, ça ne m’ennuie pas. Ravi de vous savoir fiancée ! On va pouvoir s’amuser
en toute quiétude. Je suppose. M.lrving Klinger, je vous passe
M.Edgar Klinger à Londres. Parlez. Allo Ed, c’est lrv.
Comment ça va frérot ? Je me porte comme un charme. J’ai reçu une lettre de Tommy Boy
ce matin. Tout se passe bien. Je suis content de l’apprendre.
Tu as des nouvelles de Tom ? Non, tout va bien ? Oh, tout à fait bien. Ça nous promet une première
formidable demain soir. Tom a du mal
à garder Ellen en cage le soir ? Non, au contraire.
Elle est très sérieuse. Elle rentre directement
tous les soirs. C’est Tom qui fait des siennes. Sans blagues ! Il a le béguin ? Non, non. Tom se porte très bien. Il s’est amouraché d’une danseuse.
Mignonne avec ça ! Appelle-moi après la première,
d’accord ? J’attends ton coup de fil
avec impatience. Entendu mon vieux.
Ne t’inquiète pas. Au fait, comment va maman ? – Bien
– Ravi de l’entendre. – Embrasse-la pour moi.
– Pigé, on se parle demain. Au plaisir. ”Au plaisir ?” ”Pigé ?” C’est quoi ce vacarme ? Un régiment qui n’a pas défilé
depuis longtemps. On sent l’excitation monter. Plus qu’une semaine
avant le mariage. Je me demande
ce que fait le marié. Appelle-le et demande-lui. – Très drôle !
– Je trouve aussi. Tu es rentré tard don Juan ? Vers 11 heures.
Je n’ai pas fait attention. Moi si !
Il était 2 heures du matin ! Tu es diablement occupé
ces temps-ci ! – On s’amuse un peu.
– Vous vous amusez ? Rien de plus. Entrez ! – Bonjour.
– Johnny, quelle bonne surprise ! D’ici on voit bien le défilé. Quelle vue sensationnelle ! Ton billet.
Deuxième rang. – Merci.
– Le défilé est à quelle heure ? Ça ne va pas tarder. Quelle joie de te revoir !
Et le spectacle ? Tout va bien.
Ça fait si longtemps ! Quatre jours ! Demain soir Edgar organise
une soirée. Tu viens avec moi ? Ça ne va pas être simple. J’emmène quelqu’un
à une grande réception. Décommande.
Demain c’est la première ! Sinon qui m’accompagnera ? Je n’ai vu que toi
depuis mon arrivée. Je me décommanderai. – Tu es si séduisant.
– Merci. – Je pense à toi sans cesse.
– Moi aussi Ellen. Je dis que je pense à toi. Je n’ai jamais ressenti ça avant. Comment ça ? D’abord je ne m’intéresse
à personne ni à rien. C’est nouveau pour moi. Je dis que c’est nouveau pour moi. Ellen, je crois
que ça devient très sérieux. Quel défilé ! Je n’avais jamais vu ça ! – Un défilé ?
– Oh, c’est fini ? Je les rappelle ! Ne l’écoute pas Johnny.
Vivement demain soir ! Pressons.
On devrait déjà être au théâtre. Une minute.
Tu sais qu’on n’a passé que trois soirées ensemble ! – Dépêchons-nous.
– Une petite minute. Qu’est-ce que vous jouez ? La chanson
qu’elle est censée répéter. Pourquoi ne pas répéter ici ? Bonne idée.
Tu es d’accord Tommy ? Entendu. Chaque matin
je me lève en soupirant ravie que la nuit s’achève. Chaque matin,
je me lève en priant, en priant que la journée soit brève. Puis j’esquisse un sourire et je rêve de ce jour où je te retrouverai mon amour, le plus beau jour de ma vie. Tu emplis mon cœur de fierté, tu es mon éternel été. Après le dernier sermon les cloches retentiront et je t’aimerai à la folie. Tu verras, je t’aimerai pour la vie. Un instant je vous prie.
Charlie, il est quelle heure ? – Quatre heures du matin.
– On arrête. C’est tout pour ce soir, navré
de vous faire veiller si tard. Et les deux derniers numéros ? Tu étais très bien cet après-midi. Le spectacle a fière allure, non ? Pas mal… Ann ! – N’oublie pas pour demain soir.
– Comment j’oublierais ? Oui, essaie de venir danser
avec nous. Non, je parle de la soirée
d’Edgar. Allons-y ensemble. Impossible Tom. Pourquoi ? Hal doit m’appeler. Ah oui, j’avais complètement oublié.
C’est sans importance… Je n’ai pas de nouvelles depuis
si longtemps. Je dois lui parler. – Je prends le bus ce soir.
– J’arrive. – Désolée Tom.
– Ça ne fait rien. Quelle heure demain ? 15 heures pour la troupe,
11 heures pour Miss Bowen et moi. Pourquoi 11 heures ? Pour répéter ces deux numéros. – Tu en étais satisfait.
– Il reste quelques imperfections. Qu’est-ce qu’il y a ?
On t’a fait faux bond ? Qu’est-ce que tu racontes ? Tu mènes une vie
de maniaco-dépressif ! Ça va être une soirée fantastique. J’y vais avec John.
Et toi avec qui ? – Ou est la clé ?
– C’est toi qui l’as. Je te l’ai donnée ! Je n’ai plus qu’à redescendre… Si tu penses à des belles choses
toutes les portes s’ouvrent. C’est ton message du jour ? Des fleurs ! Pour moi ?
Je me demande qui les envoie. – Pas moi.
– Ça je le sais ! Qui alors ? John. Il ne peut pas venir
au spectacle. Ah non ? Quel dommage ! Je le sentais. Il ne savait pas
comment me le dire. C’est franchement désolant. J’ai horreur des gens faibles. Je le sais. Tu mènes une vie
de maniaco-dépressive ! D’accord, on est quittes. – Qui t’accompagne demain soir ?
– Je ne sais pas. Pourquoi pas moi ? Allons-y ensemble.
Nous sommes les stars du spectacle. Tu as raison. Miss Bowen, je peux vous escorter
à la nouba de demain ? Avec grand plaisir. Votre proposition me surprend. Tommy, soyons brillants
demain soir. – Cosmiques !
– Sensass ! On va faire un tabac !
Espérons. N’oublie pas Ellen.
C’est le plus important. Je sais. Bonsoir. – Ouais, ouais…
– Ecoute-moi ! D’accord, d’accord. Tu ne m’écoutes jamais. Je l’ai dit, tu l’as entendu,
tu es fâchée. Et alors ? Je n’irai plus à aucune soirée
avec toi. – Mets-moi ça par écrit.
– Tu te moques toujours. – Comment ça ?
– Tu m’humilies. Ta mère t’a mal élevé. Je n’ai pas eu de mère.
On était pauvres. Tu n’es plus le même ces temps-ci. Avant tu me traitais
comme une dame. Pas vrai ? – Tu l’admets.
– Rien du tout. Je te donne une dernière chance.
Tu m’aimes oui ou non ? – Non.
– Pas de dérobade, sois franc ! Ecoute petite,
il y a un truc que je ne pige pas. Les mots d’amour
c’est comme les calembours Moi j’ai menti
toute ma chienne de vie Tu as toujours eu
cette sale réputation. Ne compte pas sur moi
pour les déclarations. J’ai cru que tu allais me passer
la bague au doigt, autant me passer la corde au cou ! Je sais que je t’avais fait
des promesses. Et moi qui rêvais
d’une belle messe ! Les mots d’amour
c’est comme les calembours. Moi j’ai toujours menti, ça c’est garanti ! Oui, j’ai toujours menti toute ma chienne de vie ! Tu avais promis de m’aimer. Et alors ? De ne jamais me maltraiter. Mon costard ! Tu m’avais promis… Faudra se lever de bonne heure
pour épouser le roi des baratineurs. Tu m’avais promis le firmament. Ecoutez-la ! Une bague de diamant, un bungalow au bord de la mer. Un bungalow ?
Qu’elle est naïve ! Je ne suis qu’un bonimenteur, j’ai dû perdre la tête. Tu es toujours aussi bête. Et la fois où tu es parti
dans l’Indiana ? J’ai menti,
j’étais dans l’Alabama. Tu allais là-bas
pour une affaire à saisir. Ce n’était pas une partie de plaisir. Et ta mère,
tu lui rendais vraiment visite ? Non, je n’allais pas non plus
chez les carmélites. Tu jurais que ton amour
était sincère. Je suis un vaurien
au sale caractère. Moi qui rêvais du Paradis ! Moi j’ai toujours menti. Toujours menti toute ma chienne de vie ! – Tu as toujours menti.
– Toute ma vie. Menti, toujours menti toute ta chienne de vie ! Johnny ! Il fallait que je vienne. Qui c’est ?
Le type à l’accent. Lui ? Brindale. Ils sont devenus très proches. Il faut aller chez Edgar, non ? Plus tard. C’est ma soirée
et je veux être seule avec toi. Sans toi
je n’avais plus envie de danser. – Tu as pu te libérer ?
– Et comment ! Il fallait que je te retrouve. Ellen, je crois que nous nous aimons. Oui mon amour, je sais. – Qu’est-ce qu’on va faire ?
– Rien. On ne peut pas continuer comme ça. – Tu n’es pas heureux ?
– Tu sais bien que si. Moi aussi.
Alors ne changeons rien. – Il pourrait arriver quelque chose.
– Quoi par exemple ? Tu pourrais rencontrer
quelqu’un d’autre. – Quelqu’un d’autre ?
– Oui. Trop tard pour oublier ton sourire, nos danses et nos rires. Trop tard pour oublier
l’amour qui est le nôtre, pour me tourner vers un autre. Trop tard pour oublier ta voix, mon cœur me la renvoie. Trop tard pour m’imaginer loin de mon bien-aimé. Je revis nos escapades, nos joies, nos rigolades. Ces instants de bonheur restent gravés dans mon cœur. Comment je pourrais
fermer la porte puis me lamenter
sur mes amours mortes ? L’amour ne laisse rien au hasard. Il est bien trop tard. Tom connaît tes sentiments ? Dieu merci, non ! Il pourrait s’y opposer ? S’il savait, il trouverait
un contrat en Afrique du Sud pour m’éloigner de toi. Tu m’oublierais
en Afrique du Sud ? Comment je pourrais ? Je revis nos escapades, nos joies, nos boutades. Ces instants de bonheur resteront à jamais dans mon cœur. Comment je pourrais
fermer la porte puis me lamenter
sur mes amours mortes ? Cupidon ne laisse rien au hasard. Il est bien trop tard. – Qui est là ?
– C’est moi, Tom. Entrez jeune homme. C’est fermé ? Il est plus de 2 heures.
Mais pour vous ce n’est jamais fermé. – Et le spectacle ?
– Très bien. Je ne voulais pas rentrer
tout de suite après la soirée. Vous tombez à pic. Nous allons voir
les cadeaux lundi. J’allais essayer mon costume. Je l’enfile vite fait.
Vous me direz ce que vous en pensez. Au fait, ce n’est pas le vendredi
qu’Ann vous rend visite ? Elle est passée il y a une heure
prendre l’argent. Elle a filé comme un voleur. Elle a reçu son appel de Chicago ? Non, cet imbécile
n’a pas appelé. Elle doit être contrariée. Pas facile de savoir
ce que ressent Annie. Elle est réservée mais très sensée.
Du moins je l’espère. Sinon elle perd son temps
à être réservée. Alors vous en pensez quoi ?
J’ai l’air d’un gentleman ? Vous avez l’air d’un banquier ! Et aussi d’un gentleman ? De la tête aux pieds. C’était le costume
de Percy Monroe. L’an passé il a eu la pneumonie
et on devait l’enterrer avec mais il s’en est remis. J’ai un seul conseil
à vous donner. Si vous saluez la famille royale
ne vous baissez pas trop. C’est un mariage,
pas une présentation à la cour. Compris, je ferai attention. – Vous êtes impatient ?
– Non, j’ai peur. Je suis nerveux et j’ai peur. Je vais revoir la vieille harpie.
Je ne l’ai pas croisée depuis trois ans. Sans ce mariage je ne l’aurais
probablement pas revue. Lund, je vous accompagnerai
pour vous soutenir moralement. C’est gentil à vous Tommy.
Extrêmement gentil. Vous êtes un type bien. Dire qu’Annie
attend ce crétin de Chicago alors
qu’elle vous a sous la main ! C’est l’amour Jamie. Et vous ? J’ai l’air de vouloir me caser ? Il faut que j’y aille. Laissez.
J’ai le costume adéquat. – Bonsoir l’ami.
– Bonsoir. Tu es la reine de la beauté, le parfum d’une orchidée, tu es la joie et la tendresse, la lumière face à la tristesse, tu es l’amie des anges, tu es Paris au printemps, New York par tous les vents, un torrent des Alpes
qui ronronne, le loch Lomond
au retour de l’automne, tu es mon clair de lune à Capri. A Cape Cod ou tout est joli, tous tes gestes me laissent sans voix, tu es mon monde à moi. Entrez ! Bonjour Edgar. Les critiques sont fantastiques ! Vous avez vu les journaux ? – Oui.
– C’est fabuleux. – Tout est réservé pour deux mois.
– Qu’est-ce que vous voulez dire ? Nos agents chargés
de la vente des billets se battent pour les places. Il fallait le dire. – Brillants dit cette critique.
– Où ça ? – Edgar, vous avez appelé lrving ?
– Je file au bureau. Je le prends dans ma chambre. Asseyez-vous donc une seconde.
J’ai un service à vous demander. A vos ordres cher ami. Demandez à lrving
qu’il se renseigne sur un jeune homme qui travaillait au magasin Ogilvy
à Chicago. Il s’appelle Hal Rayton.
Tout est noté là. – Entendu.
– Vous feriez ça ? N’en dites rien à personne. Ne vous en faites pas,
je suis une tombe. Ici New York. Vous avez
M.lrving Klinger en ligne. lrving ? C’est Edgar. – Eddie ! Le spectacle marche ?
– Rondement. Et les critiques ? Au poil ! C’est si mauvais ? Non, non. Je dis ”au poil”. Oh, ”au poil” ! Tom veut que tu t’informes
sur un certain Hal Rayton. Hal Rayton.
Un chanteur ? Non, M.Rayton
n’est pas un artiste. Alors à quoi bon ? C’est pour Tom. Aux dernières nouvelles M.Rayton
travaillait pour Ogilvy à Chicago. Ogilvy. Pigé. Je briefe notre bureau de Chicago
et je te déballe tout dans 48 heures. Ce n’est pas nécessaire. Fais ton enquête
et appelle-moi. Ed, je viens de te dire… Au plaisir. Ah oui.
Pigé ! Sacré Jamie ! Toujours en retard !
Même au palais ! Du calme maman.
La circulation est difficile. Ce n’est pas la circulation,
c’est Jamie ! Il sait
que j’ai horreur d’attendre alors il le fait exprès. Tu sais, il y a un proverbe
espagnol qui dit ”Qui n’aime pas les défauts
de son amour est incapable d’aimer.” C’est peut-être vrai pour les Espagnols
mais je suis anglaise. Je crois qu’il est tout émoustillé
à l’idée de te voir. Tu crois ? Je suis comment ? L’élégance même. Dites-lui qu’il va trop vite. – Vous pouvez ralentir ?
– Bien monsieur. Si on s’arrêtait trinquer
à la santé du couple royal ? Restez assis. On ne s’arrête pas. Dites-lui de ralentir. On se traîne déjà.
Détendez-vous. Restez un gentleman
quand vous la verrez. D’accord, mais à la première critique
je l’assomme. C’est hors de question.
Arrêtez-vous ici. Nous finirons à pied. Allons, venez.
Ne vous dégonflez pas. – Bonjour Jamie.
– Bonjour Sarah. Tu as un beau costume.
Quelle élégance ! Merci. Désolé pour le retard. Avec cette circulation ! J’ai dit au taxi de se dépêcher. – On y va ?
– Tu permets ? Jamie, non ! Je savais qu’il tiendrait.
Il y a des jours où tout vous réussit. – Ils vont se réconcilier ?
– Bien sûr ! Je l’espère.
Pour eux comme pour moi. Je ne peux pas laisser maman seule. Maintenant tu peux te marier
et l’oublier. – Bonsoir.
– Edgar ! J’ai l’information
que vous m’avez demandée. Rien de très passionnant. M.Rayton travaille toujours
à Ogilvy au rayon bagages. Il a quitté Chicago depuis peu
avec son épouse. Son épouse ? Il s’est marié
il y a quelques mois. Ça alors ! Qui est ce type, au fait ? Il était fiancé à une danseuse.
J’enquêtais pour elle. – C’est terrible.
– N’est-ce pas ? Vous semblez bien gai. Je souris toujours
quand j’ai du chagrin. Je vais lui annoncer. Vous devriez peut-être attendre
la fin du spectacle. En effet.
Edgar, vous êtes un chic type. Demandez-moi ce que vous voulez. Merci mon vieux.
C’est trop aimable. Si vous voulez bien m’excuser… Je passerai vous chercher
demain matin. – Demain ?
– Pour le mariage ! D’où vous serez
vous verrez toute la parade. Deuxième acte M.Bowen. J’ai laissé mon chapeau à Haïïti. Dans un boui-boui à Haïti. Je ne sais plus comment. Je ne me souviens que de la chaleur. Elle a pris mon chapeau poliment puis elle m’a enlacé voluptueusement. Ensuite ce n’est plus très clair. Sa fougue m’a frappé
comme un éclair. Elle avait des yeux de braise, de fines mains d’Antillaise. La douceur de sa peau m’a fait oublier mon chapeau. Si vous allez à Haïti je connais une fille à Haïti. On ne peut que l’adorer. Elle a la peau dorée et mon joli feutre gris. Quand je pense
à cette créature sublime c’est pour moi une torture. Ma princesse vaudou a gardé mon chapeau mou. Quand le temps est blafard et que j’ai le cafard, je pense à ma petite Haïtienne et mon cœur fait des siennes. J’ai laissé mon chapeau à Haïti, dans un boui-boui à Haïti. Je ne sais plus par quel malheur. Je ne me souviens que de la chaleur. Ensuite ce n’est pas très clair. Sa fougue m’a touché
comme un éclair. Elle avait des yeux de braise, de fines mains d’Antillaise. La douceur de sa peau t’a fait oublier ton chapeau. Si vous allez à Haïti, je connais une fille à Haïti. On ne peut que l’adorer, elle a la peau dorée et mon joli feutre gris. Ellen ? Quelqu’un te raccompagne ? Parfait. – Bonsoir M.Bowen.
– Bonsoir. Ann, j’ai quelque chose à te dire. J’espère que tu ne me trouveras pas
trop indiscret. Je sais que ton ami n’a pas appelé. C’est moi qui ai demandé à ton père. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai voulu savoir
ce qu’il devenait. Tu as fait ça ? Oui. Et alors ? Ann… il est marié. Marié ? Je suis navré. C’est merveilleux !
Absolument merveilleux ! Merci Tom ! De rien… J’avais mauvaise conscience
à cause de toi et il est marié ! Ce n’est pas merveilleux ? A cause de moi ? Parce que tu es amoureux de moi
et moi de toi. – Je suis amoureux de toi ?
– Tu ne l’es pas ? Si. Quelle salade ! Pourquoi ? Bientôt on va vouloir se marier ! – J’y pense déjà.
– Tu vois ! Tu ne veux pas m’épouser ? Mais si. Ce n’est pas ta faute. Je crains de faire un piètre mari. J’ai vécu seul si longtemps ! Je travaille sans arrêt.
Le reste est secondaire. J’aimerais me marier mais… je ne crois pas que je changerai. Dans le rôle du mari
je sais que je serai très mauvais. Tu comprends ? Je crois que oui. Qu’est-ce qu’on fait ? Il vaut mieux
que tu me raccompagnes. Je ne suis pas d’accord
sur un point. Lequel ? Je pense que tu ferais
un excellent mari. – Tu crois ?
– Tout à fait. Tu rentres tôt. – Il n’est pas tôt.
– Je croyais. Non, il est tard. Ah bon ? Je n’ai rien dit. Tom, John veut m’épouser. Vraiment ? C’est drôle. Peut-être pour toi
mais lui est très sérieux. Il est très amoureux de moi
et il a retrouvé le goût de la vie, tout ça grâce à moi. Et qu’est-ce que tu ressens ? Une grande plénitude. Je pensais que tu n’inspirais
qu’une chose aux garçons : la bagarre. Vas-y, moque toi de moi. Désolé. Tu as l’air sérieusement
impliquée cette fois. Jusque-là. Qu’est-ce que tu vas faire ? Je ne sais pas. Je pensais que tu déciderais pour moi
comme d’habitude. Ça c’est drôle. Arrête de dire ça,
ce n’est pas drôle du tout. – C’est très important.
– Je sais. Je disais que c’est drôle parce que..
.Ann veut m’épouser aussi. C’est vrai ? Bonté divine !
Ça c’est drôle. Pourquoi ? Je ne sais pas.
C’est drôle, voilà tout. Que quelqu’un veuille m’épouser ?
J’ai quelques qualités. Tu es vraiment amoureux d’elle ? Jusque-là. Il se passerait quoi
si on oubliait nos principes et qu’on se mariait ? Tu resterais ici avec John. Pourquoi donc ? Tu ne vas pas parcourir le monde
et le laisser à la maison ? J’imagine que non. – Tu ferais quoi ?
– J’épouserais Ann. Avec qui tu danserais ? J’essayerais avec Ann
si elle veut. Elle adore danser
et elle est douée. Tu le penses vraiment ? Je la trouve un peu gauche. Comme toi au début. Tu as toujours dit qu’il fallait
des années pour faire un bon duo. Et c’est une aventure palpitante. – Ce n’est pas juste.
– Quoi ? – Je me fais avoir.
– Comment ça ? Pour aller t’amuser
avec une autre. Tu me joues un sale tour ! – Je…
– Tout était parfait. On a une vie formidable,
couronnée de succès. Tu veux tout casser ?
Et pour quoi ? Pour te marier ?
Le mariage ce n’est pas de la tarte. Des responsabilités,
un ménage à gérer, des enfants à élever… Si vous êtes mariés et partenaires et que rien ne marche
ce sera un véritable désastre ! Non Thomas.
C’est un risque énorme. N’est-ce pas ? On a trimé dur pour réussir.
Pourquoi tout gâcher ? Ça paraît idiot. On forme une équipe du tonnerre.
Il faut rester ensemble. – Tu as peut-être raison.
– Evidemment. Tu comprends, n’est-ce pas ? Bien sûr, toi et moi.
On ne change rien. Je sais que c’est la bonne décision. Merci d’avoir décidé pour moi. Pas de quoi. Quelle belle journée
pour se marier. La joie emplit nos cœurs. C’est une belle journée
pour se marier. Une journée de bonheur. Le soleil est de la partie. Tout le monde est de sortie. Partout, on entend les clameurs. Quelle belle journée
pour se marier. Tous en chœur ! C’est une journée merveilleuse
pour se marier, quelle belle journée
pour se marier. La joie emplit nos cœurs. Une belle journée pour se marier. Une journée de bonheur. La garde royale trinque à Scotland Yard. Big Ben a oublié l’heure. Quelle belle journée
pour se marier. Tous en chœur ! C’est une belle journée, une si belle journée… une belle journée pour se marier… Bonjour mon vieux. Je viens vous chercher
pour le mariage. La parade sera sublime. – Prête ?
– Et comment ! Vous avez l’air bizarre
tous les deux. Tout va bien, allons-y. – Tom…
– J’ai besoin d’elle, j’ai perdu. Moi aussi, je veux me marier. – Aujourd’hui ?
– Avant de changer d’avis. Edgar, on veut se marier. Je vous croyais frère et sœur. – Aujourd’hui !
– Ça prend trois semaines ! Trop long !
Vous pouvez arranger ça ? On compte sur vous! Il faut l’aval de l’archevêque
et il est occupé aujourd’hui ! Faites ça pour nous. Je vais essayer. Chez le vicaire
général dans deux heures ! Si on a l’autorisation
vous serez mariés cet après-midi. – Où ?
– A l’église de Clyde street. Je connais le pasteur.
Quel embrouillamini ! – Et maintenant ?
– Trouvons Ann et John. – Dans cette foule ?
– Je sais où elle est. Et John ? Ils vont quitter Westminster. Trouve-le vite.
Ellen, Tu vas beaucoup me manquer. Toi aussi !
Tu es un frère merveilleux. Bonne chance mon trésor.
Pardon ! John, épouse-moi ! – Comment ?
– Epouse-moi ! Vraiment ? Retrouve-moi à l’église de Clyde street
à deux heures. – Vous allez où ?
– Je vous aime ! – Veux-tu m’épouser ?
– Comment ? – Veux-tu m’épouser ?
– Oui ! Quelle foule !
Une simple cérémonie aurait suffi !

5 Comments

  • Reply Tony James November 25, 2018 at 4:53 am

    Thanks but what a pity to ruin it with the watermark logo over the whole movie

  • Reply Ronnie Thomason March 11, 2019 at 8:58 am

    Love good moives old and new

  • Reply George Palassis April 12, 2019 at 5:23 pm

    **
    I(Greek music

  • Reply Kristi Beers May 12, 2019 at 2:57 pm

    Volume not good.

  • Reply Ramon CANCEL August 18, 2019 at 9:53 pm

    Volume was not too hot

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